london baby !

Londres est belle en novembre, tout de gris et de bleu, de brumes et de décorations scintillantes. La façade d'Harrods est recouverte de mille ampoules, les rayons grouillent. On achète du thé et des livres. On ne cherche pas vraiment la statue d'Amy Winehouse à Camdem mais on mange des gaufres, les doigts gourds.

La nuit tombe à 16 heures et dans Hyde Park, le Winter Wonderland illumine les vieux arbres et les nuages de rose, de violet, de jaune. Ça sent la frite-saucisse, les gens autour de nous ont les yeux écarquillés devant les manèges. Dans le roller coaster, je m'aggripe et hurle de toute mes forces, dans ce tourbillon, tout est splendide.

Il y a des écureuils grassouillets dans Holland Park qui grimpent sur nos jambes pour une friandise et une jeune femme peu habillée pour la saison qui pose pour une photo ou mille dans le jardin japonais.

Dans le tube, des groupes de touristes trainent leurs valises à roulettes, il y a aussi cette fille qui trimballe une grosse peluche de fête foraine et globalement, il fait plutôt froid et humide mais on est bien.

Le soir du concert de Florence + the machine, on s'est laissé engloutir par la foule puis on est sortis complètement enivrées. Sur le quai du métro, un garçon s'est endormi contre le carrelage, devant nous, un autre tentait vainement de se rouler une cigarette.

À Poplar, sur l'île aux Chiens, à Canary Wharf et jusqu'à Notting Hill, nous avons marché, beaucoup.

China Town, Kensington.

Bloomsbury, j'ai tenté d'y apercevoir le fantôme de Virginia, sans succès. Nous avons poussé les portes d'une librairie Révolutionnaire. Manger des oeufs et du bacon au petit-déjeuner tous les matins, dans cet hôtel en briques rouge. Nos pas feutrés sur la moquette épaisse, l'accent russe de l'hôtesse d'accueil, notre chambre au dernier étage.

Londres est  belle en novembre, tout de gris et de bleu.