nouvel an berlinois

Marcher à Berlin, marcher dans les flaques.

Les rues immenses aux perspectives infinies : bêton, verre, bêton, acier. Brutalité des bâtiments gris sous un ciel plus gris encore.

Décembre, puis janvier, nous descendons la Karl Marx Allee qui se perd dans le brouillard. La pluie fine glace la peau à mesure que nous avançons.

Berlin est ville meurtrie, à peine cicatrisée. Elle renaît de ses cendres, pierres après pierres, lentement.

Le soir du 31, nous sommes allés profiter du plaisir simple des feux d'artifices : bruits et lumières. Dans le métro, de jeunes Allemands buvaient du rosé à la bouteille, des feux d'artifice et des pétards dépassaient de leurs poches.

Avant de nous faire engloutir par le tunnel, en regardant par-delà la vitre, j'ai vu la ville ainsi : elle était comme un étang dont surgissait de l'eau sombre des poissons de lumières.