pensées de gorée

On laisse couler nos larmes face à l’océan dans l’ouverture de la porte de la maison des esclaves : il est beau, miroitant, prometteur, vaste et libre, mais la seule promesse qu’il offrait alors, c’était celle d’une vie d’esclavage et de la mort.

On frissonne dans cette grande maison rouge et jaune, car aucune peinture, aucun ocre ne peut couvrir les traces de tant de souffrance et d’injustice.

On range les smartphones et les appareils photos, on a juste honte d’être blancs, honte d’être humains.

Nos larmes ont peut-être laissées deux grandes traces sur nos joues poussiéreuses mais à quoi bon les cacher ? 

Rue de Gorée au soleil de midi, janvier 2020